Dans la maison de La Grande Oreille

Débarquer à Paris, fin novembre, avec 5 cm de neige et -4 °C, c’est déjà déroutant. Être invitée chez  Lionnette Arnodin , qui abrite les bureaux de  La Grande Oreille,  tient de la boîte à surprise. Car déjà, une grande maison avec un jardin, à 5 minutes de la ligne T3 de tramway et à 10 minutes de la Porte d’Orléans dans le 14e, c’est étonnant !

 La revue La Grande Oreille , créée en 1999 et spécialisée dans les arts de la parole, publie quatre numéros pa r année. Lionnette y participe depuis ses débuts et, en 2004, la reprend comme rédactrice en chef. Elle installe son équipe constituée presque complètement de bénévoles dans sa maison. Ce lundi-là, au rez-de-chaussée, Jean-Michel Doulet et Sophie Rismont, installés à la table de la salle à manger, relisent et corrigent des textes. Au premier étage, Lionnette et Nicolas Nédélec organisent l’ordre des articles dans la prochaine parution et, au deuxième étage, Anne-Sophie prépare les envois et répond aux demandes des abonnés. Il y règne une ambiance besogneuse et joyeuse.

Vous pouvez vous abonner sur leur site Web, ils ont maintenant des tarifs pour le Canada. Dans chaque numéro, on retrouve un dossier thématique, des contes du monde entier, des articles sur et par les conteurs, des analyses d’experts sur la pratique passée et actuelle du conte, etc. C’est la dernière revue de références consacrée au conte et aux conteurs en langue française.

J’ai rencontré Lionnette Arnodin au printemps 2007, lorsque je suis venue à Paris pour le Salon du livre. Elle m’avait donné rendez-vous dans un café où nous avons discuté pendant deux bonnes heures. Elle était curieuse de tout ce qui passait au Québec, qu’elle connaissait un peu étant venue au Festival interculturel du conte à Montréal. En 2008, nous nous sommes revues et c’est là qu’elle m’a invitée à partager le stand de La Grande Oreille au Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil. Ç’a été ma première participation à ce Salon, le plus important salon en littérature jeunesse en France. Six jours durant, entre 10 et 14 heures par jour, ensemble dans un même espace de 7 mètres carrés, ça tisse des liens déjà alimentés par la passion commune du conte et de sa diffusion. Cette année, Pascal Dubois, de Oui’Dire Édition, a partagé avec nous le stand B-19. Faire connaître le conte de tradition orale comme le conte contemporain, proposer au public un regard critique, une écoute sensible, et le faire chacun au moyen de nos différents supports : le livre avec CD, le CD ou le périodique, tel est l’objectif qui nous unit.

Marie-Fleurette Beaudoin, éditrice

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