Bons baisers de Suisse, la suite

Le vendredi 9 mai. Un apéro-conte avec Amandine Orban de Xivry, une jeune conteuse belge qui raconte Grands-mères, si vous saviez… Je plonge avec plaisir dans un conte que je racontais à William, mon petit-fils, il l’adorait. C’est l’histoire d’une grand-mère qui déjoue un loup qui voulait la manger, Roulé le loup. À 19 heures, c’est Délirium, avec Jean-Marc Massie. Un Massie en très grande forme qui entraîne rapidement le public avec ses fantasmes d’une belle Parisienne rencontrée un soir au bar du Lucernaire. Il nous a aussi ému avec sa quête de la tombe de son arrière-grand-mère, la Sauvage, dans un cimetière de la baie des Chaleurs, en plein hiver. À 21 heures, un nouveau spectacle de la grande Catherine Zarcate, L’envol, un conte merveilleux qui mélange roi, méchante reine, belle princesse et fées. Bien sûr, après beaucoup d’épreuves, cela finit bien.

 

Le samedi midi, le soleil est au rendez-vous, dans le jardin de La Julienne, pour un repas qui réunit les festivaliers : conteurs, conteuses, invités et organisateurs. Le repas bien arrosé de vin genevois est joyeux et l’on se raconte beaucoup d’histoires. Le soir, au Chat noir, un cabaret de Carouge tout près de l’appartement où je suis hébergée, on trouve sur scène Pierre Delye, Jean-Marc Massie, Jennifer Anderson et Amandine Orban de Xibry. Bien que chacun ait des répertoires très différents, la chimie opère et l’on passe un bon moment. Jean-Marc Massie est magistral dans l’interprétation de son Raaaoul ! La soirée se termine – très tard – sur la piste de danse avec des musiques disco des années 1980. Irrésistible !

 

Le dimanche matin, on retrouve Pierre Delye et son musicien Grégory Allaert dans une création, La peau du pou. Ce conteur utilise plusieurs motifs du conte merveilleux pour nous emmener dans les émois d’un grand amour. J’espère qu’on verra Pierre Delye chez nous avec ses histoires, c’est un magnifique conteur qui a un très large répertoire, allant du conte traditionnel à ses propres créations. Jean-Marc Massie l’a fait venir, il y a trois ans, en plein hiver. Il m’a raconté qu’il avait débarqué à Tadoussac en pleine tempête de neige : « Je me sentais sur une autre planète ! » Il est du nord de la France, près de Dunkerque.

 

Le lundi 12 mai, nous quittons Genève en direction de Grenoble pour le festival Les Arts du Récit. Ce soir, je verrai Nasser Kémir dans Les Mille et Une Nuits. On le surnomme le Prince. Je garde un souvenir ébloui de son passage à Montréal, en 1995, je crois. Il y a longtemps ! En terminant, je voudrais remercier l’équipe du Service culturel de Plan-les-Ouates pour son accueil chaleureux et son amitié. Merci à Pascal, à Tamara, à Sophie et à Caroline.

 

Marie Fleurette Beaudoin, éditrice

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